Le bluesman américain Robert Finley rappelle la puissance évocatrice de sa voix dans Hallelujah! Don’t Let the Devil Fool Ya.
Tous ceux qui ont voulu en “tâter” y ont été confrontés ; Aretha Franklin avait craint les foudres paternelles – entre autres – en s’y essayant : le blues est la musique du diable, une forme de trahison quand on a fréquenté si assidûment les chorales gospel à l’enfance et l’adolescence. Y “retourner” doit-il dès lors être perçu comme une rédemption ? Voilà qui provoquerait un rire bien caverneux chez Robert Finley, notre patriarche de l’écurie Easy Eye Sound. L’intéressé vous rétorquerait plutôt qu’il y a toujours eu au moins une chanson gospel sur l’un de ses albums et que ce n’est ici qu’une étape supplémentaire, voulue depuis longtemps. Elle est l’occasion pour lui de rappeler la puissance évocatrice de sa voix et de laisser un peu plus place qu’à l’accoutumée à sa fille, Christy Johnson, Dan Auerbach s’occupant de tout le reste peu ou prou. Amen ! « (magazine Rolling Stones)
« Hallelujah! Don’t Let the Devil Fool Ya » est la nouveauté de ce numéro 515 de Blues Club.