Quand on parle des racines du hip-hop, on cite souvent le funk, la soul ou le jazz. Mais impossible de comprendre complètement cette culture sans regarder du côté de la Jamaïque. Des sound systems aux techniques de mixage, du toast aux premières formes de rap, l’influence jamaïcaine est partout.
Mais aujourd’hui, on va aborder cette histoire par un angle un peu particulier : celui des riddims.
Un riddim, dans la musique jamaïcaine, c’est la base instrumentale sur laquelle plusieurs artistes peuvent enregistrer des morceaux différents. Une même ligne de basse, une même batterie, une même construction musicale peuvent donner naissance à des dizaines de chansons. Là où beaucoup de musiques mettent en avant l’interprète, la culture jamaïcaine place souvent le producteur et son riddim au centre du jeu.
Et si le hip-hop est devenu la culture mondiale que l’on connaît aujourd’hui, c’est aussi parce que certains producteurs jamaïcains ont révolutionné la manière de penser le rythme, le son, la basse, le remix et même la place du studio dans la création musicale.
Dans cette émission, on va donc remonter à la source. Explorer les architectes de l’ombre, les bâtisseurs de riddims, ceux qui ont façonné une partie de l’ADN musical que le hip-hop continue encore aujourd’hui d’utiliser, de sampler et de réinventer.
PLAYLIST :
01 – 50 Cent – Window Shopper
02 – Bob Marley & The Wailers – Burnin’ And Lootin’
03 – Lennie Hibbert – Rose Len
04 – Ms. Dynamite – Dy-Na-Mi-Tee
05 – Chaka Demus & Pliers – Murder She Wrote
06 – Les Sages Poètes De La Rue – Tout le monde fait Oh !
07 – Dilated Peoples – Trade Money
08 – King Tubby – Dubbing With The Observer
09 – Neg’Marrons – Le bilan
10 – Johnny Osbourne – Truth and Rights
