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107.3 Le Mans

S4V24 JEAN-LOUIS TRINTIGNANT

Il fut l’un des géants du cinéma français, avec sa voix unique, son jeu précis parfois minimal, souvent naturel, toujours juste.

Il se savait moins populaire que Belmondo et en jouait comme il se reprochait d’avoir été « pas assez exigeant » dans le choix de ses rôles, lui qui, pourtant, au fil des 120 films que comptent sa filmographie a aligné un grand nombre de succès populaires et/ou critiques.

De Vadim (avec Bardot) à Kieslowski (l’hypnotique Trois couleurs : Rouge avec Irène Jacob), de Costa-Gavras (rien que Z déjà) au cinéma italien, de Lelouch (Un Homme et une femme ! ) à Haneke (Amour en duo avec Emmanuelle Riva), la diversité de son cinéma est singulière. Et pourtant, il refusera un rôle dans Apocalypse Now et Rencontre du 3e type

Il a lui-même réalisé deux longs-métrages, eux aussi évoqués dans cette visite. Il était en revanche impossible de passer outre les drames de sa vie, de sa mère tondue à la Libération, la mort de deux de ses enfants : l’une en bas âge et Marie, actrice épanouie et tout aussi unique que son père (la 25e visite de la Saison 4 lui est consacrée). Et pourtant, il gardait un humour, qu’il teintait parfois de sarcasme et d’ironie, voire d’absurde. Cette distance nécessaire face à la cruauté crasse du monde.

Alors il se raconte sans la froideur de certains de ses rôles, facilement en retrait des mondanités du showbiz, préférant la campagne, la famille, les amis, le cinéma dans l’action.

Cette visite n’est pas sans sons rares ou cultes ni sans surprises.

Photo : Jean-Louis Trintignant. Tous droits réservés.

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