Actuellement en direct

 

 

107.3 Le Mans

Dans ce nouveau numéro de « C’est d’Actu », Robin Hulin recevait Sebastian Lazennec et Antoine Meunier. Comédiens et auteurs ils présentent le spectacle « Tous les jours », avec le Groupe Déjà. Présenté uniquement dans les collèges et lycées sarthois, cette histoire raconte et imagine un procès sur le harcèlement scolaire.

Faire comprendre, faire débattre

Et si nous pouvions juger le harcèlement scolaire dans un tribunal ? C’est ce qu’ont voulu mettre en scène et représenter les deux comédiens. « On a souhaité mettre le public dans une configuration de tribunal pour mener un procès qui oppose le harcèlement scolaire à ses victimes », explique Sebastian Lazennec.

Les deux comédiens jouent 19 rôles face au public. Tout le monde est représenté. L’avocat de la défense, des parties civiles, des jurés, des experts et évidemment des témoins composent la pièce. Le public est donc complètement intégré au spectacle et à la scénographie.

Rencontrer et écouter pour écrire cette pièce

L’idée, pour les deux auteurs, est apparue il y a deux ans. Pour écrire et mettre en scène cette histoire, ils ont du se plonger dans l’univers du harcèlement scolaire. C’est-à-dire partir à la rencontre des témoignages d’anciennes victimes et de proches de victimes, mais pas seulement.

Pour mettre en scène une histoire de cette ampleur, il a fallu aller à la rencontre des gens alentours. C’est-à-dire des directeurs d’établissements scolaires, des membres d’associations, mais aussi des psychologues et même des journalistes.

« Il a d’abord fallu se documenter sur internet pour avoir de la matière. On a regardé des films, des émissions de télé, des podcast etc », explique Antoine Meunier. C’est cette base qui leur a permis « d’avoir un squelette et une écriture« , pour ensuite partir à la rencontre des témoignages.

En ce qui concerne les directeurs d’établissement, les deux auteurs ont eu des rencontres très différentes. « On a rencontré des gens extrêmement motivés et investis contre le harcèlement scolaire (…) A l’inverse, on a aussi rencontré des directeurs d’établissements beaucoup moins intéressés par ça », ajoute Antoine Meunier.

L’objectif premier de ce projet était évidemment d’aller à la rencontre des jeunes. Après les représentations, le débat est ouvert. Parfois il est virulent, mais toujours dans le respect et l’intelligence. Une fois, les deux auteurs assistent à un échange fort entre les élèves. « Le débat nous a complètement échappé. Il c’était passé quelque chose dans cet établissement ». explique l’auteur. Visiblement, un des élèves a été déscolarisé et a changé d’école. « Il y a eu une espèce de règlement de compte verbal entre les élèves, mais très cordial ».

Plusieurs dates attendent encore le Groupe Déjà pour cette pièce. Il y aura toujours le même objectif, favoriser l’échange, le débat et surtout la sensibilisation au harcèlement scolaire. Mettre le harcèlement, tel un être humain, face à ses victimes, face à la justice.

2 Studios
radiophoniques